Dimanche approche… en souvenir du 13 novembre

J’ai pas eu envie de m’exprimer à chaud sur le sujet. J’ai attendu, j’ai essayé de réfléchir puis quand on a fait ce débat avec mes amis, ça m’a fait du bien d’extérioriser. Ca m’a fait du bien qu’on tente tous ensemble de comprendre. Comprendre ce qu’il s’était passé ce vendredi 13 novembre 2015 à Paris. On s’est posé plusieurs questions : qu’est-ce qu’une guerre contre le terrorisme ? Pourquoi le terrorisme ? Et nous, comment pouvons-nous réellement agir ? Qui est notre ennemi ? Est-il obligatoire de l’éradiquer ? Est-ce qu’une réponse par les bombes au lendemain des événements est légitime ? … Oui pour apaiser les douleurs et parce qu’il semblerait laxiste de rester sans rien faire face à l’ampleur des dégâts… et puis non si c’est pour nourrir la haine qui fera possiblement naître une guerre beaucoup plus meurtrière dans quelques années.

Je ne me sens pas en guerre, personne de mes amis ne se sent en guerre. On voulait alors savoir pourquoi les citoyens que nous sommes sont finalement les soldats qui paient les conséquences d’une guerre qui n’est pas la nôtre. Toutes ces questions demandent alors de la réflexion et nécessite du temps pour réfléchir au lieu d’essayer d’avoir une vision beaucoup trop simple qui consiste à se ranger dans un camp : celui du civilisé ou celui du barbare. N’existe-il pas une troisième voie ? Un autre camp à penser ?

Comment se positionner face à ça ? Car on est dans l’obligation de se positionner face aux drames qui se sont déroulés chez nous, dans nos rues, nos lieux. La logique naturelle voudrait que l’on se range derrière l’Etat afin de le soutenir. Notre optimisme nous pousse à croire en la sécurité des méthodes qu’il emploie ; la dimension identitaire nous dirige aussi vers lui. Sauf que la gravité des événements doit nous obliger à prendre du recul. La compréhension immédiate est impossible. On a voulu tuer notre idéologie occidentale dont la liberté reste l’une de ses plus grandes valeurs alors utilisons la, à bon escient. Soyons libre de penser et forçons-nous à réévaluer le bien commun.

Pour penser à ce bien commun, nous devons aller à la rencontre du savoir, voir ce qui se passe autour de nous, à petite échelle en redonnant du pouvoir à ces petites actions ; ne pas les dénigrer en pensant que leurs impacts n’auront aucune conséquence. Car philosopher, penser et une chose mais c’est dans l’action que nous iront de l’avant. Stéphane Hessel disait « créer c’est résister, résister c’est créer », et je pense qu’il avait raison. La création permet de montrer subtilement son désaccord et pouvoir le défendre par le savoir. C’est cette liberté de création que nous devons conserver.

Mes propos émanent d’une conscience troublée par les récentes terreurs. Ils peuvent apparaître trop utopiques ou optimistes mais je fais le choix de questionner que de suivre des normes allant à contre-courant de ma pensée.

Céline Quintin

Texte rédigé à la suite des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

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