Le magazine Hobbies arrive en librairies : un recueil de passionnantes passions

Un condensé de plaisirs pour s’évader dans un semestriel

Faire vivre la mémoire d’un parc d’attractions abandonné, collectionner des véhicules militaires dans un hangar du Gâtinais ou transformer les circuits électriques de jouets, voici quelques-unes des passions d’épicuriens que Hobbies retrace avec amour et soin du détail. Qu’ils soient français ou étrangers, ces derniers exploitent en effet leur temps libre pour s’épanouir à travers des activités variées et insolites sans objectif lucratif. A l’instar d’un journal intime, Hobbies consigne dans ses pages des témoignages qui nous plongent dans des univers singuliers, et l’on tente de comprendre quels désirs cachés poussent à l’action ces passionnés.

Entre magazine, revue et livre, ce mook (contraction anglaise de magazine et book) est né d’une envie de mettre en exergue nos hobbies, ces activités plus ou moins honteuses qu’on mentionne d’habitude à la fin d’un C.V. Dans une société moderne où les loisirs occupent une place immense dans notre emploi du temps, peu de journaux s’intéressent à eux d’un point de vue pratique et global. Et si les médias classiques ont fait le choix de se spécialiser (jardinage, animaux, instruments de musique), Hobbies, lui, occupe le terrain du loisir et nous fait découvrir des cultures jusqu’à présent méconnues. De la distraction incontournable au passe-temps le plus improbable, rien ne laisse indifférents les fondateurs du magazine, pour qui toute monomanie mérite d’être étudiée.

Lambert Stroh monte donc le projet l’an dernier avec deux copains d’enfance, Louise et Grégoire. Permis de chasse en poche et adeptes du graffiti, ce sont « des passionnés qui interviewent d’autres passionnés », nous dévoilent-ils. Avec l’aide de rédacteurs, photographes et illustrateurs, toute l’équipe part à la conquête de profils atypiques, en France et au-delà. Mais comment dénichent-ils ces personnages ? Bouche-à-oreille, curiosité et échanges sont les meilleurs moyens pour aboutir à des conversations telles que : « Mon oncle collectionne des moissonneuses batteuses ! – Il est agriculteur ? – Non, pas du tout ! »

Avec Hobbies, c’est toute une gamme de nouveaux divertissements qui s’offrent à vous, autant d’idées pour remplir vos dimanches après-midi oisifs. Des idées fraîches qui vous aident à trouver votre dada personnel car « tout le monde a une passion, tout âge, tout sexe et toute profession confondus. » Seul hic : difficile de faire le tri. Les récits attrayants affluent et par définition une ligne éditoriale impose des contraintes. De l’exploration urbaine en communauté au bricolage solitaire de gadgets électriques chez soi, toute histoire à son intérêt, mais il faut savoir varier les plaisirs pour laisser aux lecteurs le loisir de se promener dans une forêt aux mille couleurs.

Certains seraient tentés d’imaginer que Hobbies diffuse un journalisme léger, voire anodin, alors qu’il écrit des articles de fond, où le loisir s’appréhende comme un usage social aux multiples interprétations, où les interrogations sérieuses le disputent aux remises en question de certains mécanismes sociaux… Bref, ce mook propose un contenu qui provoque le débat. Et interviewer des passionnés en tout genre ne constitue qu’un angle d’approche, puisque les investigateurs partent aussi à la rencontre de sociologues et de politologues pour approfondir le sujet.

A l’ère du numérique, Hobbies invite à la déconnexion avec son édition papier qui cherche à saisir le caractère charnel de ces histoires humaines et profondes accompagnées de superbes photos. Un format qui permet de faire une pause et qui sort seulement deux fois par an pour qu’on ait le temps de le savourer. On a envie de l’offrir à ses proches, de le garder précieusement pour rouvrir ses pages plus tard, car les passions ne sont pas éphémères : « Les hobbies, il y en a et il y en aura toujours », nous confie Lambert. On se demande bien ce que nous réserve le deuxième numéro. Course de lévriers ? Concours de fléchettes ? Amour inconditionnel des constructions en allumettes ? Gageons que les thématiques du prochain numéro sont encore plus folles que ça.

Céline Quintin

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