Grands groupes, ETI, PME,… qui fait appel aux startups ?

Tôt ou tard, une startup doit établir des partenariats et trouver des entreprises avec lesquelles travailler. L’avantage n’est pas seulement financier, même si cela pèse dans la balance : de telles alliances permettent à la jeune entreprise de grandir, de perfectionner son offre, de développer son réseau et de voir s’ouvrir de nouvelles portes. Mais quels sont les profils de ces collaborateurs potentiels ?

L’Open Innovation est à la mode : si les grands groupes de téléphonie comme Orange ou SFR ont ouvert le pas en France, ce sont aujourd’hui toutes les industries qui s’engouffrent dans la brèche. Les startups sont un eldorado vers lequel grandes entreprises comme PME se précipitent, avec des motivations différentes mais toujours la même volonté d’innover.

Le Grand Compte : soutenir des initiatives et développer leur activité

Pour les grandes entreprises, rester à la pointe de l’innovation est vital pour conserver leur leadership et rester pertinentes. Elles restent cependant d’imposantes structures où la créativité a du mal à s’épanouir. Les startups, plus agiles et audacieuses, apportent un regard neuf et des idées qui révolutionneront peut-être leur activité. Russell Kelly est le directeur général de Norelem, un grand groupe positionné sur la mécanique de précision et le travail du métal, qui a collaboré avec Opta LP pour optimiser sa planification et sa production. Ce partenariat a été une évidence : « Nous sommes dans un domaine tellement technique que nous reconnaissons tout de suite les acteurs avec qui nous pourrons construire quelque chose. Le statut de startup n’est pas important : tant que la technique nous intéresse, nous travaillons avec eux ».

Pour Benoît Sejourné, directeur territorial d’Enedis (anciennement ERDF), « il s’agit bien sûr de répondre à un besoin, mais aussi et surtout de soutenir une initiative prometteuse et de participer à l’économie locale ».

La PME : s’adapter au marché et rester compétitive

Les Petites et Moyennes Entreprises, bien qu’elles soient moins nombreuses à se lancer dans l’aventure (souvent par manque de moyens et par peur du risque) ont elles aussi tout intérêt à travailler avec des startups. Certaines ont autant d’ancienneté, sinon plus, que la plupart des grands groupes, et font face aux mêmes problématiques d’innovation et de concurrence.

La biscuiterie Poult, entreprise historique de 750 salariés fondée en 1883, met en place une stratégie d’Open Innovation digne des Grands Comptes. Elle a lancé en 2015 le premier « biscuit connecté » distribué à des patients de la clinique Pasteur, avec sur son emballage un tag en 3D. Ce dernier délivre un message en réalité augmentée et envoie des informations thérapeutiques par SMS. Ce logo interactif a été développé par la startup toulousaine Ubleam, qui compte parmi ses clients de grands groupes comme Total ou Airbus. La biscuiterie a également ouvert un incubateur en 2013, ainsi qu’un incubateur interne pour encourager les projets de ses salariés. Sa démarche lui permet de se démarquer de ses concurrents : en 2013, elle s’est par exemple associée à un FabLab toulousain pour concevoir une imprimante 3D alimentaire et personnaliser ses biscuits.

Géographie et secteur : des facteurs à prendre en compte

Les jeunes entreprises s’orientent le plus souvent vers des secteurs où l’innovation et la technologie priment, comme les Softwares (24% des startups), les objets connectés (12%), mais aussi des marchés en pleine mutation (17% se spécialisent dans les médias, 13% dans les réseaux sociaux et 7% dans l’économie collaborative). Au-delà de la taille de l’entreprise, c’est donc également son activité qui définit ses chances de faire appel à une startup.

De plus, les paysages économiques sont très différents d’une région à l’autre, et vous ne rencontrerez pas les mêmes profils d’entreprises à Paris ou à Rennes. Le directeur territorial d’Enedis, Benoît Sejourné, témoigne : « Nous avons connu nos startups partenaires via Plug&Start. Au-delà de cette initiative gratifiante, c’est surtout le territoire qui permet autant de rencontres ». Yannick Folliard, créateur de Level S3D qui collabore avec Enedis, renchérit : « Tous les partenaires qui pouvaient nous aider étaient plus rapides dans l’Aube ». Si ces départements peuvent paraître moins dynamiques que Paris, ils cachent en réalité de nombreux avantages pour petites et grandes entreprises à la recherche de partenariats.

Au fil du temps et des révolutions technologiques et digitales, les jeunes entreprises gagnent du terrain et les profils de leurs partenaires potentiels se diversifient. Les Grands Comptes ne sont plus les seuls à engager un budget conséquent dans l’innovation et à débusquer les tendances de demain. Le choix final appartient à la startup qui, entre grand groupe et PME, devra avant tout choisir la structure dont la culture et le domaine d’expertise lui parleront le plus.

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